Témoignages

 

  •  TEMOIGNAGE D’UN CADRE DE SANTÉ :

« L’Humanitude comme outil de « management » »

« L’humanitude » s’est imposée dans notre Ehpad (« Les Lavandines » , situé dans un triangle entre Avignon, Nîmes et Orange):

parce que c’est une philosophie partagée par l’ensemble de l’équipe de direction (directrice, psychologue, cadre) et c’est devenu « la philosophie » de l’ensemble de l’établissement ;

– parce qu’elle est  basée sur le respect de l’individu qui reste un être unique capable de choix qui peut rester digne jusqu’au bout. Elle permet de chercher à comprendre pourquoi telle ou telle personne réagit de telle manière. Elle implique de travailler sur les histoires de vie, les habitudes, de personnaliser le soin;

– parce que c’est un merveilleux outil de management : les soignants  sont centrés sur leur travail et sont dans une dynamique constante d’amélioration de qualité. Ils peuvent trouver tous les jours des satisfactions auprès du résident  si minimes soient elles, et  sont  valorisés dans leur pratique quotidienne. Le questionnement est permanent, rien n’est jamais acquis, c’est l’école de l’humilité à l’encontre de la toute puissance du pouvoir soignant ;

– parce que la bienveillance est contagieuse et cela rejaillit sur l’équipe, les relations professionnelles sont plus harmonieuses. C’est un formidable moteur de l’esprit d’équipe

Cependant rien n’est parfait, et il peut y avoir des moments de « creux de vague », de tensions  mais cela ne dure jamais bien longtemps.

– parce que les familles se sentent impliquées et partie prenante de la prise en soins de leur parent, elles font partie de l’équipe dans une certaine mesure et nous aident à mieux comprendre leur parent , elles se sentent accompagnées, déculpabilisées, partie prenante.

 

 

  • TEMOIGNAGES DE SOIGNANTS :

-Nathalie  (infirmière référent Humanitude en manutention)
 » Cela m’a amené plus de patience à l’égard des  résidents, la sensation du travail  bien accompli, la satisfaction personnelle de travailler en accord avec ses convictions ( pas de soins de force , pas de contention). » Pour l’établissement : une certaine reconnaissance et popularité, pour la qualité du travail effectué.
Pour les résidents : moins de  stress, plus de clame, une meilleure prise en charge globale, moins de médicaments.
Pour l’équipe : des conseils pour la manutention afin de ne plus se faire mal, et de ne pas faire mal aux résidents, l’équipe a pu identifier des personnes  ressources et a uniformisé les pratiques.
Les difficultés : faire comprendre la nécessité de travailler toutes dans le même sens, tenir un discours commun, au début avoir le matériel nécessaire et trouver le temps de l’apprentissage ».

-Isabelle (aide soignante référent manutention)
« L’humanitude  m’a permis de retrouver les bases de mon métier, le respect, se mettre à la place du résident et de sa famille »
Les aspects positifs de la méthode – Une évolution dans mon métier depuis mes débuts, apprendre à réfléchir sur le bien être du résident de façon personnelle et en équipe, travailler plus intelligemment sans laisser la routine s’installer, être valorisée dans son travail, être satisfait de sa journée, c’est encourageant de voir les résultats sur les résidents et l’équipe : gain de temps sur le long terme , soins confortables et sécurisants pour le résident. 
Les aspects négatifs – Difficultés à faire passer le message, transmettre notre savoir et le faire durer dans le temps
Le regard du référent «  dérange » par peur d’être jugé, l’argument de la perte de temps ou encore ceux qui pensent que çà ne sert à rien, certains nous «  attendent au tournant »  en cas d’échec ».

-Pascale (aide soignante référent  Humanitude en manutention)
« L’humanitude m’a appris à travailler différemment et faire des soins plus agréables et favorables, à ne pas faire à la place, à laisser leur autonomie le plus longtemps possible , a avoir une approche plus en douceur « 
Pour le résident : une meilleure prise en soins, sont moins opposants, plus calmes, le résident est respecté.
Pour l’équipe : demande de conseil, reconnaissance de la compétence du référent, aller tous dans le même sens. 
Pour l’établissement : une très bonne réputation dans la région, reconnaissance du travail effectué.

-Laurence (référent de la méthodologie complète )


Les apports de la formation sur un plan personnel :

– Pour moi même : grande motivation et envie de partager et de faire appliquer dans le service
- meilleure connaissance des différentes démences et du ressenti de la personne âgée et gestion des « CAP » de ce fait  même si l’on ne peut tout désamorcer , on se sent mieux, moins de stress d’énervement, plus de self control , – pour l’équipe : l’exemple devient contagieux et même s’il y a des réticences au départ , les collègues finissent par adhérer et mettre en application , suivent l’exemple  ;

– le soin reporté n’est plus considéré comme un échec mais l’on cherche à comprendre pourquoi çà n’a pas marché. Il n’est pas rare de passer des journées dans la sérénité, les résidents nous renvoient des gestes  de tendresse, des remerciements

– Pour l’établissement : une volonté commune, un appui réel et efficace de la hiérarchie, qui permet de pérenniser « l’esprit de l’ Humanitude » dans toute la maison  également dans les services autres que les soins

– Pour les familles : instauration d’une relation de confiance, de transparence, aide et soutien réciproques, ils sont rassurés, sécurisés, les relations sont globalement très bonnes

– Les difficultés rencontrées : au départ stigmatisation du référent, mise à l’écart, critiques, peu de confiance, puis très vite retour vers une relation plus stable et sereine avec l’exemple comme meilleur outil pédagogique.  Difficultés à leur « enlever l’horloge de la tête », ce temps, stress inutile, lorsqu’elles arrivent à s’en départir, cela permet l’expression des capacités de la personne et c’est gagné.

-Brigitte (référente en méthodologie )


Sur le plan personnel : un enrichissement intellectuel, de la confiance en soi, de la maîtrise dans mes pratiques professionnelles, une énergie nouvelle positive.

Pour l’établissement : une ligne de conduite commune, une certaine reconnaissance par d’autres professionnels du secteur, une image de « bientraitance » et de bonnes pratiques.

Pour l’équipe : de la cohésion, un nouvel élan, d’avantage de travail d’équipe, plus de rigueur, uniformité des pratiques professionnelles, un langage commun.

Pour les résidents : le respect de leur autonomie, de la douceur dans les gestes dans la mobilisation, la mise en place de projets de vie individualisés.

Les difficultés : faire que tous les soignants fassent la même chose, respect des plans de soins, correction des mauvaises pratiques

 

  • TÉMOIGNAGES DE FAMILLES« 

J’ai pu accompagner mon mari tout au long »

-Mon mari s’est éteint le 12 Décembre 2009 dans la maison de retraite des « Lavandines » après 2 ans de séjour dans cet établissement où il était rentré après un AVC survenu le 22 Mars 2004, le laissant à 80% handicapé, « hémiplégique et aphasique » jusqu’à la fin de sa vie, soit un calvaire de 6 années. ..Les infirmières ont toujours pris le temps nécessaire  pour m’écouter, être attentives à mon mari, répandant une ambiance apaisante, communiquant auprès de nous d’une manière spontanée.

Mon mari s’exprimait par les yeux, une main, savait charmer mais aussi se révolter violemment … il vivait au moins !! Mais quelle patience pour toutes les personnes qui se sont occupées de lui sans cesse, sans se plaindre avec  professionnalisme.

Toute l’équipe des aides soignantes est aussi à féliciter pour les soins enseignés qu’elles appliquaient, les toilettes apportées à mon mari aux heures où il était le plus réceptif, ce qui indiquait la disponibilité, le regard, la compassion. J’avais été informé qu’elles suivaient une formation sur l’ « Humanitude  » qui, sur de nombreux points convenait à mon mari. 

Cette ambiance calme et attentive se répercutait sur tout le personnel de l’établissement avec qui j’ai toujours pu dialoguer spontanément et qui a montré une équipe soudée, souriante et sympathique.
J’ai pu, grâce à elles et eux, accompagner mon mari tout au long de cette terrible épreuve et suis absolument consciente que sans l’aide colossale de cette grande équipe soignante, nos vies auraient pu basculer dans le cauchemar. Il serait utopique de penser que tout a été toujours facile, idyllique mais le dialogue avec les personnes concernées par nos problèmes a toujours été possible entraînant leurs résolutions dans la grande majorité.

 Son orthophoniste et son kiné lui ont permis d’avoir encore un peu d’espoir en lui apportant leurs savoirs. Je terminerai en félicitant  les médecins des Lavandines et du service de l’hôpital  de B  où avait été hospitalisé mon mari ainsi que  notre médecin de famille  car ils  se sont concertés, déplacés de nombreuses fois pour le soigner humainement dans des conditions de fin de vie extrêmement dures. Je leurs en suis très reconnaissante. J’ai rencontré des personnes de grande qualité et je vous en remercie.

Madame C C-R

 

 

  • TEMOIGNAGE D’UN PRÉSIDENT DE CONSEIL DE LA VIE SOCIALE :

 » J’ai constaté de nouvelles pratiques de prise en soin « 

Monsieur Reculeau est président du Conseil de la vie sociale (CVS) de l’EHPAD les Mimosas à Commequiers en Vendée.

M. Reculeau, dont l’épouse, malade Alzheimer, était déjà accueillie dans l’EHPAD a constaté la qualité du prendre soin pratiqué et attendu qu’une grande chambre se libère pour venir y vivre lui aussi. Il a récemment approfondi les enjeux de sa mission par la découverte des textes officiels qui décrivent ces CVS. Il a participé à une formation des présidents de conseils de la vie sociale de Vendée, organisée par l’Uriopss des Pays de la Loire.

« J’aime réfléchir à améliorer le prendre soin », affirme-t-il. C’est pourquoi il tient à souligner l’intêret de la formation « Humanitude® » que le personnel de l’EHPAD a reçue.
« Elle a été très appréciée ». M. Reculeau constate de nouvelles pratiques de prise en soin auprès des résidents et des familles avec le respect de l’intimité notamment . « Je me sens très bien, comme à la maison ». Il  constate aussi les effets des techniques enseignées sur son épouse, malade Alzheimer à un stade avancé. Les gestes doux, tendres font qu’elle reconnait mieux ses proches, les professionnels. Elle était grabataire, elle remarche un peu. Elle est plus autonome pour des gestes quotidiens comme se nourrir.

A 92 ans, résident lui-même et vivant avec son épouse, M. Reculeau est tout a fait légitime pour accueillir les nouveaux résidents. Il les observe pendant quelques jours puis va vers eux, les rassure, les parraine, les guide.

 

  • TÉMOIGNAGE D’UNE DIRECTRICE D’EHPAD ,  « vers le Label »

« C’est un beau challenge pour les équipes »

L’établissement « Les Mimosas »,  à Commequiers, en Vendée,   a fait évoluer ses pratiques pour un accompagnement en douceur des résidents, des proches et des professionnels. Il a par ailleurs inscrit  le label Humanitude dans sa convention tripartite avec le département et l’Agence régionale de santé.
Jeanne-Chantal Docquier a choisi les formations Humanitude® pour fédérer ses équipes (qu’elle avait trouvé démotivées à son arrivée) autour d’un projet fédérateur, qui donne du sens. Elle a apprécié la double approche : philosophique, théorique sur le prendre soin et pratique (les techniques sont enseignées par les formateurs habilités directement dans les services auprès des résidents jugés difficiles).
L’EHPAD veut répondre 24H sur 24 et 7 jours sur 7 aux cinq principes du label : Zéro soin de force, sans abandon de soin; Respect de la singularité et de l’intimité (l’importance du « toc-toc » : toquer et attendre la réponse); Vivre et mourir debout; Ouverture de la structure vers l’extérieur; Lieux de vie, lieux d’envie.
Elle sait qu’elle peut compter sur des équipes soignantes motivées (cadre de santé, infirmières, animatrice : voir leur témoignage pour que le résident se sente « chez lui »).
La première auto-évaluation a été effectuée. Le plan d’action va se dérouler jusque 2016/2017, date voulue pour le Label.
Jeanne-Chantal Docquier estime que ce Label fixe un beau challenge pour les équipes (« On se met en marche et on sait que rien n’est jamais acquis, que le label peut être remis en cause si la qualité du prendre soin fait défaut »).
Les familles et les résidents entendent parler du label : elles sont, elles aussi, motivées (voir le témoignage de M.Reculeau, président du Conseil de la Vie Sociale – CVS).
« C’est un gage de qualité pour les futurs résidents. Le label indique le niveau de qualité du prendre soin de l’EHPAD, comme le classement par étoiles dans l’hôtellerie », estime Madame Docquier.

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